Rebrand OpenAI, Ford et Domino’s : quand l’identité de marque passe en mode simplifié
Les rebrands récents d’OpenAI, Ford et Domino’s ont un point commun : ils simplifient
l’identité visuelle tout en la rendant plus efficace sur le digital. En tant que graphiste à Rouen,
je décrypte ce qui change, pourquoi ces marques font ces choix, et ce qu’une PME ou une collectivité
peut en retenir pour sa propre identité.
Les rebrands récents d’OpenAI, Ford et Domino’s ont un point commun : ils simplifient
l’identité visuelle tout en la rendant plus efficace sur le digital. En tant que graphiste à Rouen,
je décrypte ce qui change, pourquoi ces marques font ces choix, et ce qu’une PME ou une collectivité
peut en retenir pour sa propre identité.
Les rebrands récents d’OpenAI, Ford et Domino’s ont un point commun : ils simplifient
l’identité visuelle tout en la rendant plus efficace sur le digital. En tant que graphiste à Rouen,
je décrypte ce qui change, pourquoi ces marques font ces choix, et ce qu’une PME ou une collectivité
peut en retenir pour sa propre identité.
OpenAI : simplifier pour parler au grand public
D’un laboratoire d’IA confidentiel à une marque grand public avec ChatGPT : OpenAI simplifie son logo, crée une typo sur-mesure et clarifie son univers graphique pour gagner en confiance et en lisibilité sur tous ses produits.
Domino’s : du logo à l’expérience de service
Un domino épuré, des couleurs franches et un packaging repensé : Domino’s met son identité au service d’une expérience fluide, du site à la boîte de pizza, pour incarner une marque de service connectée plus qu’un simple restaurant.
Ford : moderniser sans renier l’héritage
Le blue oval est simplifié, aplatit et optimisé pour les écrans, sans perdre son iconicité historique. Ford montre comment faire évoluer une identité très connue vers le digital sans casser le lien émotionnel.
1. L’actualité : trois rebrands, trois enjeux de marque
OpenAI : de la techno de niche à la marque grand public
OpenAI est passée en quelques années d’un nom plutôt confidentiel à une marque que tout le monde a sur les lèvres avec ChatGPT.
En 2025, l’entreprise a dévoilé sa première véritable refonte d’identité : nouveau logo légèrement simplifié, nouvelle typographie propriétaire OpenAI Sans et palette de couleurs resserrée, plus cohérente pour tous les supports.
L’objectif affiché : trouver un équilibre entre la précision technologique et une image plus “humaine” et accessible.
Motion OpenAI pour la présentation de branding
1. L’actualité : trois rebrands, trois enjeux de marque
Domino’s : une pizza devenue écosystème de service
Domino’s a entamé sa transformation visuelle dès 2012, en simplifiant son logo et en retirant le mot “Pizza” du nom pour insister sur une offre plus large que la simple pizza.
Ce domino rouge et bleu, plus épuré, est pensé pour fonctionner partout : signalétique, boîtes, supports print et écrans.
En 2025, la marque a lancé un nouveau rafraîchissement global : logo ajusté, couleurs plus vibrantes, typographie personnalisée “Domino’s Sans” et packaging entièrement revu, avec des boîtes colorées et des éditions plus premium pour certaines gammes.
Photo de Ashwini Chaudhary(Monty) sur Unsplash
Publicité marketing pour le nouveau Domino’s
Ford : entre héritage et modernité
Ford, de son côté, a fait évoluer son emblématique “blue oval” pour la première fois depuis une vingtaine d’années.
Le changement est subtil, mais significatif : bleu plus sombre, disparition des effets chrome, script “Ford” blanc plus lisible, silhouette plus plate et plus digitale.
L’idée est de rester fidèle à un symbole historique, tout en l’adaptant aux écrans, à la vidéo, aux interfaces embarquées et aux nouvelles générations de véhicules.
Photo de Adam Mills sur Unsplash
2. Décryptage graphique : ce qui change vraiment
2.1. Typo et formes : simplification et lisibilité
Ce qui frappe dans ces trois rebrands, c’est la même tendance de fond : la simplification. Les formes se dépouillent, les effets 3D disparaissent, on se recentre sur des logos plus graphiques, plus “à plat”.
Chez OpenAI, la nouvelle symbolique reste proche de l’ancienne mais gagne en clarté, avec des lignes plus nettes et un mot-symbole basé sur une typographie sur-mesure, OpenAI Sans, pensée pour être lisible sur interface comme en grand format. Domino’s mise sur un domino très facilement identifiable, même sans texte, qui peut vivre seul sur les boîtes, les écrans ou les supports publicitaires. Ford conserve son ovale, mais l’allège visuellement pour qu’il fonctionne aussi bien sur une calandre que sur un écran d’infodivertissement.
2.2. Couleurs : affirmation, contraste, accessibilité
Autre point commun : des palettes de couleurs plus maîtrisées. OpenAI s’appuie principalement sur des contrastes forts entre tons très sombres et fonds très clairs, parfois rehaussés de touches de couleur plus vives dans ses supports de communication. Domino’s renforce son binôme rouge / bleu, plus saturé et assumé, et joue la différenciation par les couleurs de boîtes selon les gammes. Ford ajuste son bleu historique pour donner un rendu plus profond, plus moderne, tout en conservant une identité immédiatement reconnaissable.
Au passage, ces choix colorés sont pensés pour répondre aux contraintes d’accessibilité : contraste suffisant pour les interfaces, lisibilité des textes et des logos en petit format, déclinaisons possibles en clair / foncé sans perdre l’ADN de la marque.
2.3. Usage digital : logos pensés comme des systèmes
Ces rebrands ne sont pas que des “nouveaux logos”. Derrière, il y a de vrais design systems : grilles, familles de composants, pictogrammes, motifs, comportements d’interface, guidelines de ton et de photo…
OpenAI formalise ainsi une identité cohérente entre son site, ses produits (comme ChatGPT), ses supports de communication et ses événements. Domino’s fait évoluer tout son univers de packaging, ses visuels publicitaires et sa présence digitale pour coller à cette nouvelle direction. Ford, lui, rationalise la manière dont son oval bleu et sa signature s’intègrent à l’ensemble de ses supports, du véhicule au digital.
3. Ce qu’une PME ou une collectivité peut en retenir
3.1. Un rebrand, ce n’est pas “juste” changer de logo
Dans ces trois cas, le rebrand est la partie visible d’un travail plus profond : clarté du positionnement, cohérence des supports, vision long terme. On ne “change” pas seulement un logo, on met à jour la manière dont la marque va vivre partout.
Pour une PME, une association ou une collectivité locale, la question à se poser, c’est plutôt : “Est-ce que mon identité visuelle correspond encore à ce que je suis aujourd’hui, et à la manière dont je communique réellement ?”
Chez OpenAI, la nouvelle symbolique reste proche de l’ancienne mais gagne en clarté, avec des lignes plus nettes et un mot-symbole basé sur une typographie sur-mesure, OpenAI Sans, pensée pour être lisible sur interface comme en grand format. Domino’s mise sur un domino très facilement identifiable, même sans texte, qui peut vivre seul sur les boîtes, les écrans ou les supports publicitaires. Ford conserve son ovale, mais l’allège visuellement pour qu’il fonctionne aussi bien sur une calandre que sur un écran d’infodivertissement.3.2. La simplicité, ce n’est pas la pauvreté
Simplifier une identité ne veut pas dire l’appauvrir. OpenAI, Ford ou Domino’s montrent qu’on peut être très fort graphiquement avec peu d’éléments : un signe clair, une palette restreinte, une typographie maîtrisée. C’est ce qui rend la marque plus mémorisable et plus facile à utiliser au quotidien.
Pour une structure locale, cela peut passer par :
- une légère simplification du logo existant, sans tout jeter ;
- une palette de couleurs réduite mais bien définie ;
- une ou deux typos officielles (titres / textes) ;
- quelques règles simples pour les documents, posts réseaux sociaux et affiches.
3.3. La cohérence, c’est ce qui construit la confiance
Cette cohérence graphique, répétée sur tous les supports, finit par créer un réflexe de confiance. Quand un usager, un client ou un habitant retrouve toujours la même patte visuelle sur le site, les e-mails, les affiches, les flyers ou les publications réseaux, il identifie plus vite qui parle, et perçoit davantage de sérieux.
L’enjeu n’est pas d’avoir le logo le plus original, mais une identité claire, à votre échelle, qui supporte vos messages sans les parasiter.
4. Mon point de vue de graphiste à Rouen
4.1. Pourquoi je regarde ces rebrands de grandes marques
En tant que graphiste / webdesigner basé à Rouen, j’aime observer ce que font ces grandes marques, non pas pour les copier, mais pour comprendre les logiques de fond : comment elles simplifient, comment elles gèrent la transition entre ancien et nouveau, comment elles font vivre leur identité sur des supports très différents.
Ce sont des “laboratoires” à grande échelle : les décisions sont très réfléchies, testées, mesurées. Et beaucoup de ces principes sont transposables à des projets de taille plus modeste : PME, indépendants, institutions, collectivités…
Pour une PME, une association ou une collectivité locale, la question à se poser, c’est plutôt : “Est-ce que mon identité visuelle correspond encore à ce que je suis aujourd’hui, et à la manière dont je communique réellement ?”
Chez OpenAI, la nouvelle symbolique reste proche de l’ancienne mais gagne en clarté, avec des lignes plus nettes et un mot-symbole basé sur une typographie sur-mesure, OpenAI Sans, pensée pour être lisible sur interface comme en grand format. Domino’s mise sur un domino très facilement identifiable, même sans texte, qui peut vivre seul sur les boîtes, les écrans ou les supports publicitaires. Ford conserve son ovale, mais l’allège visuellement pour qu’il fonctionne aussi bien sur une calandre que sur un écran d’infodivertissement.4.2. Ce que j’applique dans mon travail pour mes clients
Quand j’accompagne un client sur son identité visuelle ou sa refonte, je m’inspire de ces approches :
- clarifier l’histoire qu’il veut raconter (positionnement, ton, cibles) ;
- simplifier le système sans gommer sa personnalité ;
- penser en “multi-supports” dès le départ (site, réseaux, print, signalétique…) ;
- créer un mini design system adapté à sa taille, plutôt qu’un simple logo isolé.
L’idée, c’est que le client n’ait pas seulement un beau logo, mais une identité qui lui facilite la vie au quotidien, et qui renforce sa crédibilité à chaque point de contact.
Pour une structure locale, cela peut passer par :
- une légère simplification du logo existant, sans tout jeter ;
- une palette de couleurs réduite mais bien définie ;
- une ou deux typos officielles (titres / textes) ;
- quelques règles simples pour les documents, posts réseaux sociaux et affiches.
4.3. Et si vous envisagiez un “mini rebrand” ?
Un rebrand n’est pas forcément un chantier gigantesque. Souvent, un “mini rebrand” bien ciblé suffit : ajuster le logo, moderniser la palette, harmoniser les supports, clarifier le discours.
Si vous êtes une entreprise, une structure culturelle ou une collectivité à Rouen ou en Normandie et que vous sentez que votre identité visuelle ne raconte plus tout à fait la bonne histoire, je peux vous accompagner pour définir ce qui doit évoluer… et ce qui mérite d’être conservé.
Je signe cette analyse avec mon regard de
graphiste à Rouen, où j’accompagne entreprises, associations et collectivités
sur leurs identités visuelles, supports print, sites web et vidéos.
Sources :
-
1 – Ashwini Chaudhary(Monty)
-
2 – Adam Mills
-
3 – Unsplash
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